Agence web pour expert-comptable : 8 questions à poser avant de signer
Le nom de domaine à votre nom, le prix réel sur trois ans, la sortie du contrat, la fiche Google : ce qu’un cabinet doit vérifier avant de confier son site, et les promesses qui doivent le faire fuir.
Par Nicolas Canesi, fondateur de Scalyx30 octobre 20268 min de lecture
Pour choisir une agence web quand on dirige un cabinet d’expertise comptable, commencez par le contrat, avant de regarder les maquettes. Quatre réponses comptent plus que les autres : à qui appartiendront le nom de domaine et le site, ce que couvre exactement le prix, comment on sort de l’engagement, et qui s’occupe de la fiche Google et du référencement local. Viennent ensuite la connaissance de votre métier, des réalisations que vous pouvez vérifier en ligne et la façon dont l’agence vous rendra compte de son travail.
Ces huit questions tiennent dans un premier rendez-vous d’une demi-heure. Les réponses, ou leur absence, vous en apprendront plus qu’un devis.
Qui peut faire le site d’un cabinet comptable ?
Quatre types de prestataires se partagent le marché. Aucun n’est mauvais par principe ; ils ne vendent pas la même chose.
- Le freelance : un interlocuteur direct et, souvent, un prix de création plus bas. Le suivi après la mise en ligne dépend de sa disponibilité, d’où l’intérêt de l’écrire dans le contrat.
- L’agence généraliste travaille pour tous les secteurs. Elle peut très bien faire le site d’un cabinet, si elle prend le temps de comprendre vos missions et vos règles de communication.
- Les offres dédiées aux cabinets livrent un site sur un modèle commun, souvent avec des actualités fiscales et sociales publiées pour vous. Le visiteur y trouve un site à jour. Ces textes sont repris à l’identique sur de nombreux sites, et Google n’en affiche généralement qu’une version : ils font vivre le site, ils ne le font pas remonter.
- L’abonnement remplace le devis de création par une mensualité qui comprend l’hébergement, les modifications et le suivi. C’est le modèle de Scalyx, on y revient en fin d’article.
Les 8 questions à poser avant de signer
1. À qui appartiendront le nom de domaine et le site ?
C’est la question qui évite le plus d’ennuis. Le nom de domaine (votre-cabinet.fr) doit être enregistré au nom du cabinet, qui en est le titulaire, même si l’agence s’occupe de la partie technique. Pour un nom en .fr enregistré par une société, l’annuaire Whois de l’Afnic affiche le titulaire : vérifiez-le une fois le site en ligne.
Pour le site lui-même, demandez ce que vous récupérez si vous partez : les fichiers, les textes, les photos, ou rien du tout. Un site construit sur un outil propre à l’agence n’est pas toujours transférable, et mieux vaut l’apprendre avant de signer qu’au moment de partir.
2. Que comprend le prix, et qu’est-ce qui sera facturé à part ?
Un devis de création ne dit rien de la suite. Faites lister ce qui est compris la première année et les suivantes : hébergement, renouvellement du nom de domaine, mises à jour de sécurité, modifications après la mise en ligne, rédaction des textes, fiche Google, référencement. Une ligne absente du devis sera facturée un jour, ou ne sera jamais faite.
Pour comparer une création payée en une fois et un abonnement, ramenez chaque offre à son coût sur trois ans, modifications comprises. C’est le seul calcul qui met les offres à égalité.
3. Comment sort-on du contrat ?
Durée d’engagement, préavis, sort du site et du nom de domaine à la fin : tout cela doit être écrit dans le contrat. Demandez aussi ce que deviennent les demandes reçues par le formulaire de contact. Ce sont des données personnelles, et l’agence qui les héberge agit pour le compte du cabinet : l’article 28 du RGPD impose d’encadrer ce rôle par un contrat. Pour une profession tenue au secret professionnel, ce n’est pas un détail.
4. Qui s’occupe de la fiche Google et du référencement local ?
Quand un dirigeant tape « expert-comptable » suivi du nom de sa ville, Google affiche souvent, avant les sites, une carte avec trois cabinets. Un site sans fiche Google travaillée ne traite que la moitié du sujet. Demandez si l’agence gère la fiche (catégories, services, photos, réponses aux avis) ou seulement le site, et si le référencement se limite aux réglages de départ ou se poursuit chaque mois.
Un point à exiger : le cabinet reste propriétaire principal de sa fiche Google, et l’agence y est ajoutée comme gestionnaire. Dans le cas inverse, c’est à elle que vous devrez demander l’accès à votre propre fiche. Les réglages sont détaillés dans notre guide du SEO local pour expert-comptable.
5. L’agence connaît-elle votre métier ?
Un cabinet ne se présente pas comme un commerce. Les missions se détaillent une par une, de la tenue comptable à la création d’entreprise. Les prospects doivent se reconnaître dans des profils précis (professions libérales, artisans, SCI), et vos clients actuels trouver l’accès à leur espace en un clic. La déontologie encadre aussi la communication : le décret n° 2012-432 du 30 mars 2012 (article 152) autorise la promotion qui apporte une information utile au public, sans inexactitude ni comparaison avec d’autres cabinets.
Une agence qui vous propose « le meilleur cabinet de la ville » comme titre de page d’accueil n’a pas lu ces règles. Ce que le site d’un cabinet doit contenir est détaillé dans notre article sur les 10 éléments indispensables d’un site d’expert-comptable.
6. Quels sites en ligne pouvez-vous me montrer ?
Une maquette se prépare vite. Un site de cabinet en ligne depuis un an, avec sa fiche Google et ses avis, se vérifie. Demandez les adresses de sites réels, ouvrez-les sur votre téléphone, cherchez-les sur Google avec le métier et la ville. Si l’agence l’accepte, appelez l’un de ses clients : dix minutes avec lui vous en diront plus qu’une présentation commerciale.
7. Comment saurai-je ce que vous faites, et ce que ça donne ?
Il arrive qu’un cabinet n’ait plus de nouvelles de son prestataire une fois le site en ligne, sauf au moment de la facture. Demandez à quoi ressemble le compte rendu : à quel rythme, avec quels chiffres (visites venues de Google, recherches sur lesquelles le site apparaît, demandes reçues par le formulaire), et qui vous l’explique.
Demandez aussi que les comptes Google Search Console et Google Analytics soient ouverts au nom du cabinet, l’agence y étant invitée. Ces chiffres vous appartiennent, et ils vous suivent si vous changez de prestataire.
8. Que me promettez-vous ?
Méfiez-vous de la première page garantie. Google l’écrit dans ses propres conseils pour choisir un prestataire de référencement : personne ne peut garantir la première place dans ses résultats. Le classement d’un cabinet dépend de sa distance avec la personne qui cherche, de ses avis et de la concurrence locale, autant de critères qu’aucune agence ne maîtrise seule.
Une agence sérieuse s’engage sur ce qui dépend d’elle, les délais et le travail fait chaque mois, et vous dit ce qu’elle ne peut pas promettre.
Les signaux qui doivent vous faire hésiter
- Le nom de domaine est enregistré au nom de l’agence, « pour simplifier ».
- La première page de Google est garantie, parfois avec une date.
- Vous n’avez aucun accès à vos statistiques, ou les comptes sont au nom du prestataire.
- Le contrat ne dit rien de ce que vous récupérez en partant.
- Les textes proposés pour votre site sont ceux d’un autre cabinet, à la ville près.
Combien prévoir pour le site d’un cabinet ?
Les écarts sont larges : comptez de 1 500 à 4 000 € avec un freelance expérimenté et de 3 000 à 15 000 € avec une agence pour un site vitrine, puis chaque année l’hébergement, la maintenance et les modifications. Le détail par type de prestataire est dans notre comparatif des coûts d’une présence digitale.
Chez Scalyx, il n’y a pas de devis de création : le site est compris dans un abonnement, à partir de 199 € HT par mois. Les trois formules, ce qu’elles comprennent et les conditions d’engagement sont sur notre page tarifs.
Ce que Scalyx répond à ces huit questions
Puisque nous vous conseillons de les poser, voici nos réponses. Le nom de domaine est au nom du cabinet dès le premier jour, et il le reste quoi qu’il arrive entre nous. Le site vous appartient une fois douze mois d’abonnement réglés, et les conditions de sortie sont écrites en clair sur la page tarifs. La fiche Google et le référencement sont compris dans toutes les formules, avec un rapport chaque mois.
Vous avez un seul interlocuteur, du premier rendez-vous au suivi : Nicolas Canesi. Et ce que nous ne promettons pas, nous l’écrivons aussi : ni nombre de clients, ni position sur Google. Pour voir comment nous travaillons avec les cabinets, lisez notre page agence web pour experts-comptables, ou regardez nos réalisations en ligne.
Ce qu'on nous demande souvent
Une autre question ? , on y répond directement.
Faut-il choisir une agence spécialisée dans les experts-comptables ?
Ce n’est pas obligatoire. Ce qui compte, c’est que le prestataire connaisse les contraintes de la profession, en particulier les règles de communication du code de déontologie (décret n° 2012-432 du 30 mars 2012, article 152), qu’il sache présenter les missions d’un cabinet une par une, et qu’il travaille aussi la fiche Google et le référencement local. Une offre dédiée aux cabinets apporte des modèles adaptés au métier, parfois avec des textes communs à de nombreux sites, qui aident peu le référencement. Une agence généraliste peut aussi bien faire si elle prend le temps de comprendre vos missions. Dans les deux cas, demandez à voir des sites de cabinets réellement en ligne.
À qui doit appartenir le nom de domaine d’un cabinet comptable ?
Au cabinet, dès l’enregistrement. Le cabinet doit être le titulaire du nom de domaine, même si l’agence en assure la gestion technique. Pour un nom en .fr enregistré par une société, l’annuaire Whois de l’Afnic permet de vérifier qui en est le titulaire. Si le nom est enregistré au nom de l’agence, changer de prestataire dépend de sa bonne volonté pour le transférer, et le cabinet risque de perdre l’adresse que ses clients connaissent, et avec elle ses adresses e-mail.
Une agence web peut-elle garantir la première page de Google ?
Non. Google indique lui-même, dans ses conseils pour choisir un prestataire de référencement, que personne ne peut garantir la première place dans ses résultats. Le classement d’un cabinet dépend de critères qu’aucune agence ne maîtrise seule : la distance avec la personne qui cherche, les avis, la concurrence locale. Une agence sérieuse s’engage sur des délais, sur le travail réalisé chaque mois et sur un compte rendu régulier, pas sur une position. Une garantie de première page est une bonne raison de chercher ailleurs.
Posez-nous ces huit questions
En 30 minutes, vous avez nos réponses sur le prix, le contrat, la propriété du site et ce que nous ne promettons pas.
